Entre un coup de peinture et un appartement remis à nu, il y a des chantiers très différents. Savoir où se situe le vôtre, c'est déjà savoir quel budget prévoir et à qui s'adresser.
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Le prix d'une rénovation intérieure dépend surtout de sa profondeur. En ordre de grandeur, comptez 150 à 400 euros par mètre carré habitable pour un rafraîchissement (peinture, sols, petites reprises), 400 à 900 euros pour une rénovation partielle avec cuisine ou électricité, et 900 à 1 500 euros ou davantage pour une rénovation complète avec redistribution des pièces.
| Niveau de rénovation | Ordre de grandeur, par m² habitable |
|---|---|
| Rafraîchissement : peinture, sols, petites reprises | 150 à 400 € |
| Rénovation partielle : en plus, cuisine, électricité ou plomberie partielles | 400 à 900 € |
| Rénovation complète : redistribution, réseaux refaits, tous revêtements | 900 à 1 500 € et plus |
Ordres de grandeur constatés, hors mobilier et équipements haut de gamme. Une salle de bains ou une cuisine pèse lourd dans le total.
Rafraîchir, c'est garder le plan et les réseaux, et refaire ce qui se voit : peinture des murs et plafonds, revêtements de sol, quelques plinthes ou portes. Un peintre ou un artisan multiservice peut s'en charger seul, en quelques jours par pièce.
Rénover, c'est en plus reprendre une partie des équipements : cuisine, salle de bains, tableau électrique, prises, radiateurs. Plusieurs corps de métier interviennent, et l'ordre de passage compte.
Restructurer, c'est changer le plan : abattre ou créer des cloisons, ouvrir une cuisine, créer une chambre. Les réseaux sont souvent refaits entièrement, et l'on travaille sur un logement vide.
Pour un appartement de 65 m², une rénovation complète à 900 à 1 500 euros le mètre carré représente ainsi environ 58 500 à 97 500 euros, quand un rafraîchissement à 150 à 400 euros le mètre carré se situe autour de 9 750 à 26 000 euros.
La peinture vient tard, et c'est volontaire : un mur fini abîmé par un électricien qui repasse une gaine, c'est une reprise de plus sur la facture. Un bon planning évite ces allers-retours.
Une cloison ne porte rien : elle sépare les pièces et se démolit ou se crée sans étude particulière, en vérifiant ce qui passe dedans (gaines électriques, tuyaux).
Un mur porteur reprend le poids des planchers et de la toiture. L'ouvrir ou le supprimer demande une étude de structure, par un bureau d'études, qui dimensionne la poutre ou le linteau et la façon d'étayer pendant les travaux. En copropriété, les murs porteurs font en général partie des parties communes : il faut l'accord de l'assemblée générale avant toute intervention.
En cas de doute sur la nature d'un mur, ne vous fiez ni à son épaisseur ni au son qu'il rend : faites-le vérifier par un professionnel.
Une rénovation est le bon moment pour remettre les réseaux à niveau, parce que les murs sont ouverts. Une installation électrique ancienne, sans différentiel ou avec des prises sans terre, se refait selon la norme en vigueur, la NF C 15-100, avec le nombre de prises et de circuits qu'elle prévoit par pièce.
Côté plomberie, déplacer une cuisine ou une salle de bains impose de vérifier la pente des évacuations jusqu'à la descente existante : c'est souvent elle qui limite l'endroit où l'on peut installer un évier ou une douche. Ces contraintes se voient à la visite, pas sur un plan.
Dans tous les cas, demandez l'attestation d'assurance responsabilité civile professionnelle et, quand les travaux y sont soumis, l'attestation de garantie décennale, en cours de validité à la date d'ouverture du chantier.
Des travaux purement intérieurs ne demandent en général pas d'autorisation d'urbanisme. C'est différent s'ils modifient l'aspect extérieur, par exemple en créant une fenêtre, ou s'ils changent la destination d'un local : renseignez-vous en mairie.
En copropriété, lisez le règlement : il fixe souvent des horaires pour les travaux bruyants et peut imposer de prévenir le syndic. Tout ce qui touche aux parties communes, murs porteurs, colonnes d'eau ou d'évacuation, passe par l'assemblée générale.
La TVA est de 10 % sur les travaux d'amélioration et d'entretien réalisés par un professionnel dans un logement achevé depuis plus de deux ans. Une rénovation si lourde qu'elle revient à remettre le bâtiment à neuf peut toutefois relever du taux normal : posez la question à l'artisan avant de signer.